Etangs de Dordives
La prairie aux étangs

VUE DU HAUT
Photo-club V.BEMER

Vallée du Betz et de l'Ardouze
Photo-club V.BEMER

Château du Mez
Photo-club B. MAUPAS

Dès la fin de la préhistoire, les premiers habitants de Dordives exploitaient les gisements de fer. A l’époque, les mines n’étaient que de simples trous peu profonds et à ciel ouvert. On peut se rendre compte, encore aujourd’hui,  de cette nature du sol en regardant les talus boisés  le long de la RD 2007 entre Dordives et Ferrières, dont  la couleur ocre de la terre témoigne de la présence importante de ce minerai. Le village tient très probablement son nom de "Auro dives" qui signifie « riche en or » en référence à la richesse de son sol. La forêt de Montargis s'étendait alors jusqu'à celle de Fontainebleau. Les forgerons, établis le long du Loing, utilisaient le bois de cette  forêt  pour la transformation du minerai de fer. Cette activité dura vraisemblablement jusqu'à la fin du Moyen-Age. Époque où elle serait  abandonnée faute de combustible disponible car le territoire avait été complètement déboisé.        

Le Loing, qui prend sa source dans l’Yonne, a joué un rôle économique de première importance dès la période Gallo-romaine. Il est resté navigable jusqu'au début du XVIIIème siècle, assurant un moyen de subsistance pour de nombreuses familles (mariniers, flotteurs). Le transport fluvial était préféré à la route, du fait de son faible coût. Les bateaux, faits de bric et de broc étaient affrétés pour un seul et unique voyage. Ils transportaient des marchandises variées et parfois des voyageurs. Le profil du Loing, avec ses nombreuses ruptures de pentes, a très tôt conduit à la canalisation de son cours, puis à son doublement par des ouvrages d'art, comme  le canal de Briare, au début du XVIIe siècle. Le canal du Loing prend naissance à la hauteur du hameau de Buges, sur la commune de Corquilleroy près de Montargis et se termine à Saint-Mammès (77)  au confluent du Loing avec la Seine. Il a une longueur de plus de 49 kilomètres et comporte 21 écluses. Le projet de construction du canal latéral au Loing fut élaboré à l’initiative du Duc d’Orléans (le Régent). Les travaux débutèrent en 1719. Des régiments entiers furent mobilisés pour la construction du canal. Ils furent relayés annuellement jusqu’en 1723, date de fin des travaux et d’ouverture du canal à la navigation.        

La commune de Dordives est traversée par une voie importante, autrefois nommée voie royale n°7 puis voie impériale n°7 et enfin la fameuse Route Nationale 7 qui reliait Paris à Antibes. C’est elle qui est responsable du développement du village sans vraiment de centre-ville identifiable. En effet, la voie principale traversait Dordives du nord au sud en passant au lieu-dit Sous les Vignes et enjambait le Betz sur des ponceaux édifiés sous le règne d’Henri IV avec, à proximité le lavoir construit à la fin du XIXème siècle et depuis restauré à deux reprises. La voie entrait dans le village par la rue de la Croix Blanche, continuant rue de l’Industrie, rue de la Capioterie, rue Georges Mairot pour ressortir du village et retrouver son tracé actuel au niveau du carrefour des Aulnoys. L’augmentation du trafic routier à travers les âges a entrainé la transformation de la RN7. Au début des années 70, la bretelle de l’autoroute A6 a  rejoint la RN7 qui a subi de profondes modifications. En 2006, suite à  la création de l’autoroute A77, cette route repasse à deux voies afin de tempérer l’ardeur des automobilistes et, au passage, d’améliorer le cadre esthétique. En même temps, elle change de nom et s’appelle désormais « Route Départementale 2007 ».        

Jusqu’au XXe siècle Dordives était un village rural pauvre dont l’essentiel des activités des habitants était agricole. Il s’agissait de polyculture ainsi que de l’élevage avec un petit supplément de vignes (disparues avec l’arrivée du phylloxera au XIXe siècle). Aujourd’hui seuls les noms des lieux dits du Petit et du Grand sous les vignes, en gardent encore traces. C'est un peu avant 1900 que prit fin la culture du safran qui a fait pendant longtemps l'objet d'une culture très importante dans le Gâtinais, et dont on ne trouve plus que deux exploitants à l’ouest du canton, sur la commune de Corbeilles en Gâtinais. La  présence sur la commune du Loing, du Betz et de la Cléry va de pair avec la construction de moulins.  Au nord, sur le Betz, près des ponts de la rue de la Croix Blanche on  trouve le moulin dit de la Folie. Au sud de la commune, sur le bord de la Cléry, s’élève le magnifique moulin  de la Goulette. Ce dernier abrita une tannerie puis une minoterie et dans les années trente on y surfaçait des verres de lunettes. Dans la même zone, mais sur le territoire  de la commune de Nargis, on peut voir le moulin de Nancay posé comme flottant entre le Loing et le canal. Avant les années 1950, les prairies bordant le Loing étaient encore entretenues par une fauche à la fin du printemps ou un pâturage bovin. Aux plantations de peupliers des années 60, succèdent ensuite les exploitations d’alluvions pour les besoins croissants du secteur du âtiment. Durant la deuxième moitié du  XXème siècle, les carrières vont se succéder dans toute la vallée du Loing, laissant à la place des étangs.

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