Etangs de Dordives
La prairie aux étangs

VUE DU HAUT
Photo-club V.BEMER

Vallée du Betz et de l'Ardouze
Photo-club V.BEMER

Château du Mez
Photo-club B. MAUPAS

Le Loing joua un  rôle important dans la vie et l’économie des premiers habitants comme en témoigne les vestiges du lieu-dit « Port aux Planches ».

Il est situé à 900m en aval du Pont de Dordives et à quelques mètres du confluent avec le Betz.

 

 

 

 

 

 

 

C’est dans les années 1970 qu’ont été découverts les vestiges d’aménagements portuaires, ainsi que des tessons de céramique datant de l’époque Néolithique (5000 à 7000 av JC).

La zone représente une géométrie en entonnoir faisant penser à une pêcherie. Sa structure a pu, par la suite, se prêter à la présence d’un moulin et/ou pertuis. L'ensemble fait donc penser à un endroit de stationnement de barques et de déchargement de marchandises, ou éventuellement à un lieu de mise à l’eau des bois de flottaison. Il est également envisagé la présence d’un ouvrage de lavage de minerai en corrélation avec l’activité minière.

On a également  retrouvé des  traces de la présence de polissoirs (gros bloc de grès dur) servant à affuter et polir les armes et outils en silex. Sa construction montre aussi des similitudes avec les assises de pont  soutenant le passage de voies de communications, car on a retrouvé des pierres disposées en hérisson, fruit d’un assemblage de madriers bloqués, lesquels étaient remplis de divers matériaux (mortiers, silex, pierres, tessons..).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a deux mille ans, Dordives vit passer les légions romaines. En effet, le village était situé sur la voie romaine qui reliait Agendicum (Sens) à Orléans, passant notamment par Sceaux du Gâtinais (une des cinquante deux villes d'eau de l'empire romain). C’est cette voie appelée "Chemin de César" ou « Voie de César » qui a défini l’actuel tracé de la rue César et dont on peut voir des vestiges, de l’autre côté du Loing, au-dessus du hameau du pont de Dordives. Cette voie traversait le Loing grâce à un pont faisant partie d’un ensemble de quatre ouvrages que l'empereur fit bâtir sur la rivière.

C’est probablement à la fin de la guerre de cent ans que fut détruit ce pont par les habitants de Dordives eux-mêmes. Il fallait empêcher les incursions anglaises venant de Château-Landon, ancien territoire anglais comme l’atteste la tombe Plantagenet dans son église.